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Natation

Natation et fréquence de bras

La fréquence est un élément important pour la vitesse de déplacement, car il fait partie de l’équation :   Vitesse = Fréquence X Amplitude

 

Difficile de faire plus simple ! Pourtant c’est loin d’être si facile quand on cherche à nager vite. Doit-on rechercher l’amplitude plutôt que la fréquence ou bien l’inverse ?

 

Il existe deux solutions:

 

  • Tourner très vite les Bras mais avec le risque de  perdre toute notion d’appuis.
  • Tourner doucement les bras mais avec le risque de perdre toute notion de vitesses.

 

L’idéal est de trouver le bon compromis entre fréquence et amplitude.

 

Chercher à diminuer le nombre de coups de bras pour une vitesse de nage constante permet d’améliorer l’efficacité du geste (le rapport entre la force mécanique et la vitesse de déplacement). Cependant chercher à diminuer systématiquement le nombre de mouvement comporte des effets contre productifs comme une décélération trop importante.

En natation 95% de l’entrainement se déroule à des fréquences inferieures ou égales à 50 coups de bras par minute. Les fréquences de courses sont pourtant plus élevées en compétitions: comprises entre 60 et 70 coups de bras par minute dans les épreuves du 400 au 1500m.

La grande particularité d’un triathlète  est que sa course ne se fait pas dans une piscine mais en eau libre, imposant  un rythme et des conditions extérieures inconstantes.

Ainsi le port ou non de la combinaison (portance, amplitude articulaire et fatigue musculaire), la proximité d’autres nageurs, le  placement de « sa » nages trajectoire, le départ rapide (taux de lactate élevé), le Dolphin, la sortie à l’australienne, le courant, ou les vagues sont des facteurs propres à la natation en triathlon.

La force d’un triathlète expérimenté en eau libre résidera donc dans sa capacité à augmenter sa fréquence quand il le faut. 

Entrainez-vous à changer de rythme sur des séries pour apprendre comment augmenter votre fréquence de bras sans perdre son efficacité. Votre capacité à accélérer de rythme peut être très utile pour s’extirper d’une zone de boxing ou pour répondre à un changement de direction (bouée) ou à une attaque.

Il est important de s’entrainer à vitesse supérieure, mais aussi à FREQUENCE élevée afin de préparer votre corps à la vitesse de course…

 

 

Julien Leroy :  33 ans athlète et entraineur au Girondins de Bordeaux. Triathlète depuis 23 ans, en 1ère et 2ème division française et allemande.  Vice champion du monde amateur version sprint en 25/30ans.

Mots-clefs : fréquence de bras, technique, Triathlon