Abonnez-vous au Blog

Saisissez votre adresse e-mail

Course à pied

L’aponévrosite plantaire

Quels beaux mots pour de si terribles maux.

 

Tout ceux ou celles qui ont connu cette blessure s’en souviennent. Pendant un footing léger ou une séance de piste soutenue, la douleur apparait brutalement comme un piqûre sous le pied. La marche devient tout de suite douloureuse. Le lendemain matin en sortant du lit vous n’arrivez plus à poser votre pied sans une intense douleur. Voilà vous êtes l’heureux propriétaire d’une aponévrosite plantaire.

 

Pourquoi ?

La fasciapathie plantaire est une pathologie que l’on classe dans les troubles de quantification du stress. Il s’agit d’une blessure, la plupart du temps, due à une erreur d’entraînement:  un volume de travail trop important (trop rapidement)  ou des intensités inappropriées par rapport à son état de forme ou une reprise trop rapide après une coupure…….. 80% des aponévrosites sont à classer dans cette catégorie.

Pour le reste les raisons peuvent être:

  • un problème intrinsèque: trouble de la posture.
  • un problème extrinsèque: changement de chaussure, surface de course trop régulière, semelle orthopédique, chaussure de course trop petite et/ou pas assez large à l’avant du pied.

Comment la soigner?

Le premier réflexe est l’arrêt de toute activité douloureuse: marche et course principalement. Il est important de continuer à entraîner son corps en transférant vers une activité moins contraignante (natation, aqua bike par exemple).

Le deuxième réflexe est de consulter un spécialiste afin de déterminer par une imagerie médicale (échographie ou IRM) la gravité de la blessure. Une immobilisation par botte de marche peut être conseillé en cas de fissure.

Le troisième réflexe est de « courir » vers son physiothérapeute (kiné) afin de débuter les soins le plus vite possible: correction des troubles de la posture, soulagement des tensions de la chaine postérieure (muscle à l’arrière du corps) et renforcement des muscles intrinsèques du pied (muscles sous le pied).

Le quatrième réflexe est de consulter un podologue afin de fabriquer des semelles orthopédiques pour la marche. En effet, il est nécessaire de décharger dans un premier temps la zone atteinte. ATTENTION ces semelles doivent être transitoires. Elles seront sevrées (retirées) au fur et mesure de la rééducation.

Le cinquième et dernier réflexe consiste à ne pas prendre d’anti inflammatoire et à ne pas appliquer SYSTEMATIQUEMENT de la glace.

 

Quand reprendre la course à pied?

Si vous m’avez bien lu, tout le long de votre réhabilitation vous aurez poursuivi une activité physique. Cela améliore la vitesse de cicatrisation mais surtout permet de ne pas perdre toutes vos capacités physiques. En effet, cette baisse est le premier facteur de risque de récidive chez le coureur.

A la disparition des douleurs vous allez donc reprendre par un programme de remise PROGRESSIVE à la course.

 

Plus le temps de guérison a été long plus la reprise sera progressive.

Il est recommandé de vous faire accompagner par un spécialiste durant cette période , évitant ainsi tout faux pas.

source:

Ribera 2016. Relationships between static foot alignment and dynamic plantar loads in runners with acute and chronic stages of plantar fasciitis: a cross-sectional study.

2015-Cheung – Intrinsic foot muscle volume in experienced runners with and without chronic plantar fasciitis.

2015-Hotta – The Association between plantar heel pain and running surfaces in competitive long-distance male runners.

2014-Beeson – Plantar fasciopathy: Revisiting the risk factors

2012-Sobhani – Epidemiology of ankle and foot overuse injuries in sports: A systematic review

Loïc Lepoutre SA / masseur kinésithérapeute du sport / spécialiste de la clinique du coureur

Mots-clefs : aponévrose, aponévrosite